Accéder à la propriété malgré des revenus réduits ?
25 juillet 2025 / chw
Aujourd'hui, il est devenu très difficile pour pour les nouveaux acquéreurs de concrétiser leur rêve. En dix ans, les prix de l’immobilier ont augmenté environ cinq fois plus vite que les salaires. Ce n’est souvent pas le manque d’épargne qui bloque, mais plutôt le niveau de revenu : pour obtenir une hypothèque, il faut que le revenu soit au moins trois fois supérieur aux charges liées au bien; c'est-à-dire que les intérêts (calculé à environ 5%), les frais accessoires (1% de la valeur du bien) et les amortissements ne doivent pas dépasser 33% du revenu. Mais il y a une bonne nouvelle : l’année dernière, un achat immobilier sur deux a été financé même si ce seuil des 33% a été dépassé. Ce sont surtout les banques régionales et les caisses d’épargne qui acceptent ce genre de dossiers, même si les revenus sont un peu justes.
Une situation qui s’améliore avec le temps
À 25 ans, quand un couple se met en ménage, il dispose rarement des moyens nécessaires à l’achat d’un logement. Mais à 35 ans, avec un double revenu et un peu plus de stabilité, c’est une autre histoire. Les banques le savent aussi, et beaucoup acceptent de dépasser la limite classique si on peut leur montrer que la situation financière va s’améliorer avec le temps. Il faut simplement expliquer clairement sa situation et ses perspectives d’évolution (par exemple, un travail à temps partiel uniquement provisoire). Avec le temps, l’hypothèque devient plus facile à supporter grâce à l’augmentation des revenus et aux amortissements progressifs.
Chaque dossier est unique
Depuis l'entrée en vigueur des réformes de Bâle III servant à renforcer la solidité du secteur bancaire, les banques regardent de plus près les demandes hypothécaires. Pourtant, de nombreuses personnes arrivent encore à obtenir un financement, même si la charge financière est élevée. Les petites banques locales, comme les banques régionales ou les caisses d’épargne, sont souvent plus flexibles. Elles tiennent compte de l’endroit où se trouve le bien, du niveau de revenu et du risque que représente chaque client. Elles savent aussi que des revenus élevés réduisent le risque de non-remboursement.
Ne pas abandonner trop vite
Il faut prévoir un peu plus de temps pour trouver la bonne banque. N’hésitez pas à comparer les offres de plusieurs prestataires : banques, assurances ou caisses de pension. Un refus ne veut pas dire qu’il est impossible de trouver un financement. Certains établissements utilisent des méthodes de calcul différentes et analysent plus en détail la situation personnelle. En contrepartie, ces prêts peuvent coûter un peu plus chers. Les hypothèques sur 10 ans qui dépassent la limite des 33% coûtent en moyenne 0,15% de plus que les prêts respectant scupuleusement les normes.
Au final, il s'agit également d'une question de négociation...
Dans ce contexte, faire appel à un expert qui vous épaule dans vos démarches et qui possède les compétences nécessaires et la connaissance du marché pour trouver la solution la plus adaptée à vos besoins vous évitera bien des déconvenues.
Parlons-en ensemble !
